Plusieurs vous diront qu’il n’est pas obligatoire de suivre un cours pour apprendre à faire de la voile… Et ils ont bien raison ! Dès que vous aurez compris comment orienter votre voilier sur l’eau par rapport au vent et que vous aurez réussi à avancer, vous saurez faire de la voile ! Au Canada, il n’y a que la Carte de Conducteur d’Embarcation de Plaisance (CCEP) approuvée par Transports Canada qui est requise si votre voilier est muni d’un moteur. Sauf qu’il y a beaucoup plus, vraiment beaucoup plus…

L’obtention d’un brevet vous donnera les connaissances requises pour, non seulement faire avancer le voilier, mais le faire de façon sécuritaire pour vous, pour votre équipage et pour votre voilier. Il n’est pas rare de rencontrer des plaisanciers, dans les écoles de voile, qui se sont fait une grosse frayeur lors d’un coup de vent, en perdant le contrôle de leur voilier. Ils découvrent alors qu’il est possible de prendre des ris pour réduire la superficie de voilure et donc la gîte, tout en améliorant la vitesse dans le confort relatif que dictent parfois les conditions météorologiques. Ou mieux, vous déciderez peut-être de rester à l’abri le temps que la météo se calme. Si vous avez suivi un cours de voile, vous aurez appris comment ancrer sans crainte et vous pourrez profiter de cette occasion pour déterminer une nouvelle route plus appropriée sur votre cYena_20_noeudsweb.jpgarte marine et rentrer à bon port.

Évidemment, l’expérience acquise au fil des ans vous outillera à mieux affronter les conditions adverses, mais  sauriez-vous quoi faire en cas de bris dans le gréement lorsque vous constatez que le mât menace de tomber ?  Qu’avez-vous sous la main pour vous permettre de colmater une fuite d’eau ? Sauriez-vous comment effectuer  une récupération d’une personne à la mer et retrouver rapidement un de vos membres d’équipage qui vient de  passer par-dessus bord ?

Les cours menant à l’obtention de brevet de croisière reconnus par Voile Canada vous permettront de réagir  promptement dans un nombre remarquable de situations. La pratique de la voile est d’abord et avant tout, une  activité de plaisance et de détente. Il est entendu que la confiance acquise lors d’un cours rendra votre  expérience encore plus agréable, pour vous, mais aussi pour ceux et celles qui vous accompagnent.

Choisir une école

Au Canada, les instructeurs de voile obtiennent leurs certifications auprès d’instructeurs-évaluateurs chevronnés (ées) de Voile Canada. Ils ont non seulement navigué beaucoup, mais ont aussi développé des aptitudes devant les aider à communiquer leurs connaissances. Les écoles de voile sont accréditées selon des normes bien strictes par les fédérations de voile provinciales. Voile Québec compte une vingtaine d’écoles de voile-croisière réparties dans une dizaine de régions administratives de la province. Les voiliers-écoles doivent aussi répondre à des normes de Transports Canada. Après avoir confirmé que votre école est reconnue, assurez-vous que ce que l’on vous propose correspond bien à vos attentes. Il ne vous restera plus qu’à décider si vous désirez apprendre à faire de la voile avec…ou sans tuque, selon le plan d’eau choisi ! Un cours de voile n’est pas obligatoire…mais c’est une très bonne idée !!!

 

Découvrir les écoles affiliées à la FVQ.

 

Collaboration spéciale

Normand Latour, instructeur et directeur de «Voile Plus, École de voile»

S’il est chose facile d’obtenir sa carte de conducteur d’embarcation, il est bien plus fastidieux de devenir un conducteur aguerri. Parce que le bateau à moteur est assimilé à une navigation sur un plan d’eau calme et sous le soleil, on oublie qu’être en mer présente toujours un risque. Lorsqu’un incident se produit, on réalise l’ampleur des processus et réactions qu’il aurait fallu connaître.

C’est précisément afin de se préparer aux situations difficiles que la Fédération de voile du Québec (FVQ) offre un cours de sécurité nautique. Ce cours, par ailleurs obligatoire pour tout instructeur de la FVQ, permet de se familiariser avec la conduite du bateau à moteur dans des conditions délicates.

Comment s’approcher d’un bateau en difficulté ou d’une personne à la mer ? Sans formation, un conducteur arrivera probablement du mauvais côté par rapport au vent et aux vagues, et son embarcation deviendra un danger pour la personne à secourir. Dans beaucoup de cas, ce sera seulement du stress, de l’inquiétude, quelques cris et une frayeur, sans parler du matériel abîmé. Alors qu’avec quelques notions essentielles, la plupart des manœuvres deviennent des formalités.

Se déroulant sur une journée, le cours de sécurité nautique comporte plusieurs sessions de pratique sur  l’eau, et un temps de théorie en salle. On y détaille comment utiliser une VHF en situation d’urgence, la  conduite à tenir face à un cas d’hypothermie et comment le reconnaître, les méthodes pour récupérer un  homme à la mer selon son état, sa corpulence, et les capacités physiques de l’intervenant, comment  évaluer une situation et comment décider de la méthode d’intervention, et bien d’autres choses. Si la  journée de cours peut permettre d’obtenir un certificat de sécurité nautique, l’optique, bien plus que celle  de l’évaluation, est celle du conseil, de la formation, et du partage   d’expérience.

Ainsi, les professionnels donnant les cours de sécurité nautique mettront à votre service tout un panel  d’outils afin de savoir intervenir, de mieux réagir, mais aussi de mieux se préparer. Quoi emmener sur votre bateau ? En plus du nécessaire respect des normes de Transport Canada, qui seront exposées et expliquées, nos formateurs vous indiqueront quelle petite trousse à outils de bord pourra vous sortir de plus d’une situation difficile. Ou encore, comment mettre son coupe-circuit pour rester réactif, comment jeter l’ancre efficacement, quels nœuds faire pour amarrer son bateau, comment démêler un cordage pris autour de votre hélice, ou comment dompter un vieux moteur capricieux.SécuritéNautique_web.jpg

Enfin, dans ce cours sera aussi abordé la conduite à tenir pour retrouver un bateau perdu, rentrer au port  lorsque la tempête vous a surpris, secourir une personne prise dans les cordages de son voilier chaviré,  appeler au secours selon le protocole établi, et, surtout, comment connaître ses limites. Autant d’éléments  fruits de longues expériences de marins mises en commun dans ce cours pour vous permettre de  reconnaître le danger et d’y réagir au mieux de vos capacités.

Ce cours est offert par la FVQ et s’adresse tant aux personnes naviguant sur des voiliers que sur des  bateaux à moteur. Il est ouvert à toute personne possédant sa Carte de Conducteur d’Embarcation de  Plaisance et âgée de 14 ans ou plus.

L'été arrive, préparez-vous à aller sur l'eau en toute sécurité !

Cliquez-ici pour connaitre les lieux, coûts de la formation et pour vous inscrire :

INSCRIPTION

 

 

Montréal, le 29 mars 2018 - Au mois de juillet 2018, vous étiez des milliers à visiter les immenses et magnifiques voiliers à Québec dans le cadre du RDV2017. Mais outre la splendeur de ces bateaux, c’est aussi plusieurs membres d’équipages qui participaient à cette traversée. Catheryne Langford, Québécoise de souche, fait partie de ces matelots qui ont tout lâché pour vivre l'expérience.

 

Âgée de seulement 24 ans, Catheryne nous raconte avec enthousiasme son aventure à bord du Blue Clipper, un trois-mâts de 43m. Partie dCatheryne.jpge Londres en avril dernier, la jeune navigatrice en herbe aura parcouru près de 10 000 miles nautiques, effectué deux transatlantiques, et traversé 6 pays, avant d’arriver à destination au Havre, en France, cinq mois plus tard.

 

Originaire des Îles de la Madeleine, Catheryne peut être fière de son parcours, elle qui n’avait jamais navigué auparavant. « Avant cette aventure je n’avais jamais embarqué sur un voilier, c’était ma première fois ! Mais j’ai toujours su que c’était fait pour moi, sans même savoir ce que cela impliquait réellement. »

 

À l’automne 2016, alors qu’elle débutait une maîtrise en gestion du développement international et de l’action humanitaire à l’Université de Laval, Catheryne entend parler du RDV 2017 et là, c’est le déclic ! « J’ai tout de suite su qu’il fallait que j’y participe, l’appel se faisait de plus en plus fort et je devais tout faire en mon pouvoir pour y participer. »

Catheryne pensive à la barre © Allan Bernard

Malgré sa faible expérience en navigation et les 15 000 $ qu’il fallait débourser pour participer à la course, Catheryne ne s’est pas démoralisée, bien au contraire ! Elle met en place une levée de fonds et tente par tous les moyens de convaincre le plus d’organisations possible, et ça marche ! Grâce à sa détermination et son ambition, elle est au départ, le 16 avril 2017, d’une course mythique qui changera sa vie.

 

Durant son expédition, Catheryne aura voyagé sur deux voiliers. Le premier fut le Blue Clipper, construit en 1991 et provenant du Royaume-Uni. Elle passa 3 mois et demi à bord en tant qu’apprentie matelot et découvrit ses tâches. « Je devais participer aux tâches quotidiennes, telles que hisser et descendre les voiles, nettoyer le pont, faire des réparations de l’équipement […] j’avais tout à apprendre et on me formait petit à petit pour devenir matelot. » Seule Québécoise et Canadienne à bord, elle se trouvait principalement avec des équipiers anglophones. « Mon anglais était loin d’être parfait et l’adaptation à la langue fut une de mes premières difficultés. »

 

Équipiers et matelots se côtoient, se relaient au travail et des liens se créent avec les beaux souvenirs. Le travail fait partie du quotidien, mais la splendeur des paysages est aussi bien présente. « Une nuit, en direction des Îles des Canaries, un ciel étoilé comme jamais avec une température agréable, nous sommes cinq sur le pont et je suis à la barre. Un sentiment de liberté…C’était magique… »

 

Catheryne prend ses marques au fil du voyage et sans s’en rendre compte, Boston est à porter de vue. Port d’attache où la jeune femme devra changer de voiliers pour continuer l’aventure jusqu’à Québec à bord d’Atyla. « Ce fut un des moments les plus difficiles de changer de bateau. Lorsque tu passes trois mois et demi avec les mêmes personnes, tu finis par créer des liens, c’est plus que des simples matelots, ce sont ma famille, mes amis, c’est chez moi. »

 

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Après quelques jours d’adaptation, la vie sur l’Atyla fut aussi belle que celle sur le Blue Clipper. Et puis il y eut l’arrivée aux îles de la Madeleine, ses îles, sa Terre natale. « Je retrouvais mes amis, ma famille et toute la communauté de l’île, toutes ces personnes qui m’ont permis de réaliser mon rêve. Je me sentais vraiment comme une star avec l’affût des médias qui voulait en savoir plus sur mon histoire »

 

 À peine le pied à terre, Catheryne profita de ses proches et voulu repartir en mer. Sa deuxième transatlantique débuta au départ d’Halifax. Elle retrouva son voilier Blue Clipper, mais cette fois en tant que membre de l’équipage. Son nouveau rôle était d’être la cuisinière pour 24 personnes, avec de belles anecdotes. « Nous avons eu plusieurs fois des vents forts, et en cuisine c’était complètement fou. Des saucisses et des chorizos qui s’envolent et finissent sur le plancher…Au moins on a beaucoup ri ! »

 

Le Blue Clipper, le fameux voilier de Catheryne
© Allan Bernard

 

La course des Grands Voiliers Sail Training International s'est terminée au Havre, en France et le voilier Blue Clipper fut dans les premiers bateaux à arriver !

Pour Catheryne ce fut une expérience exceptionnelle qui a changé sa vie. «Je pense que je n’ai jamais été aussi heureuse, je n’arrive même plus à quitter le bateau.»

Son énergie, sa détermination, son ambition lui auront permis de réaliser son rêve.

Vous pouvez suivre en détail le parcours de Catheryne sur le groupe Facebook Cap sur l'Arctique.

 


 

Montréal, le 24 avril 2018 - La Fédération de voile du Québec est fière d’annoncer qu’elle fait partie des finalistes pour le Gala Sport Québec dans la catégorie Fédération sportive de l’année 2017, en plus de René Dallaire qui est finaliste dans la catégorie Action bénévole nationale/ Prix Dollard-Morin. Les gagnants seront dévoilés lors du Gala Sport Québec, jeudi le 10 mai à l’Hôtel Sheraton de Laval.

Baseball Québec et Judo Québec sont les deux autres fédérations en lice pour ce prix. Nous vous invitons dès à présent à consulter la vidéo ci-dessous et à nous soutenir en la commentant et/ou la partageant :

http://bit.ly/2Fdukja

  • Voile mobile

L’année 2017 a été l’une des meilleures années de la Fédération de voile du Québec, notamment avec le programme Voile mobile qui a permis à plus d’une centaine de jeunes et adultes d’être initiés à la voile. Le programme a rejoint des milliers de personnes à travers une dizaine de villes visitées dans plus de 6 régions du Québec. Le développement d’une école de voile à Valleyfield et la création d’un club de voile à Thetford Mines pour 2018 ont sans doute été des points marquants du programme cette année!

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  • Voile à l’école

Le lancement du programme Voile à l’école, en septembre 2017, connaît déjà un franc succès en attirant l’intérêt   de plus d’une dizaine d’écoles secondaire et primaire. Ce programme permettra à des milliers de jeunes d’être   initiés à la voile dans le cadre de leurs activités scolaires dès ce printemps. Divers modules didactiques adaptés au  cursus scolaire ont été et continuent d’être développés afin qu’ils soient utilisés en classe par les enseignants.

 

  • Foire de la voile, formations & autres

Plusieurs autres éléments développés à la fédération ont permis le succès de celle-ci cette année, notamment la   Foire  de la voile qui prend de l’ampleur chaque année, une visibilité de la voile de plus en plus accrue avec la   présence du  simulateur de voile à une dizaine d’événements promotionnels, la mise en place de nouvelles   formations de niveau  national et international offertes pour la première fois en français, une présence médiatique  importante, des  instructeurs formés à travers le Québec, et une augmentation du nombre de services pour nos   membres. Outre la  promotion et la formation, sur le plan compétitif, la fédération s’est aussi démarquée en 2017 avec nos athlètes qui ont  performé aux Jeux du Canada, mais aussi à l’international!

 

René Dallaire, finaliste pour le prix action bénévole nationale Dollard-Morin :

 N’oublions pas René Dallaire, finaliste pour le prix Dollard-Morin, remis à une personne ayant apporté une   contribution  bénévole exceptionnelle à la promotion et au développement de son sport au cours de l’année.   Bénévolement directeur-général et fondateur de l’Association québécoise de voile adaptée (AQVA), René est   sans doute la personne qui a permis le développement de la voile adaptée au Québec. 2017 aura été une année  de prix pour René, il reçut notamment l’Ordre national du Québec, plus haute distinction au Québec,   des mains du ministre Philippe Couillard pour son implication bénévole tant du milieu de la voile que dans d’autres milieux et il remporta aussi le prix du bénévole de l’année de Voile Canada. Et finalement, en 2017 c’est plus de 200 personnes qui ont profité des programmes de l’Association québécoise de voile adaptée, autant en voile récréative que compétitive.

 

 

 

Félicitations  et rendez-vous le 10 mai pour connaître les grands vainqueurs ! 

 

 

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Montréal, le 28 mars 2018 - Le Salon Aventure et Plein Air de Montréal aura lieu les 7 et 8 avril prochains au Palais des Congrès. A cette occasion la Fédération de voile du Québec vous donne rendez-vous à son stand pour vous informer des meilleurs endroits pour découvrir et apprendre la voile, ou tout simplement pour échanger sur vos projets de navigation.

La Fédération de voile du Québec qui a, entres autres, pour but d'animer et d'organiser un réseau provincial de clubs et écoles qui accueillent et forment tous les publics, aura son kiosque au Salon Aventure et Plein Air pour vous renseigner sur les meilleures offres répondant à vos envies.

Des animations pour tous les âges 
Les plus jeunes pourront s'initier à la pratique de la voile sans se mouiller. Encadrés par un instructeur de voile certifié, le simulateur de voile de l'École de voile de Lachine permettra à vos enfants de découvrir l'expérience de la navigation à bord d'un dériveur.
Pour les plus grands, vous pourrez venir tester vos connaissances sur la voile grâce à notre quizz nautique et courir la chance de gagner des cours de voile dans différents clubs du Québec. Vous pouvez aussi participer en ligne en cliquant ici.

Rencontrer, s'informer, rêver
Le salon est un moment privilégié pour les rencontres. De nombreux représentants seront sur place pour vous conseiller. Quels clubs, quel support, quelle formation, où, quand,..?Les sujets sont nombreux, venez nous voir et nous essayerons d'avoir la réponse la plus adéquate possible. Organisé afin d'être un espace de renseignements et de rencontres, le kiosque de la FVQ sera un incontournable tant pour les novices que pour les passionnés de voile.

Kiosque de la FVQ 1423, au Palais des Congrès de Montréal.

En cliquant ici, vous pourrez télécharger un bon rabais de 3$ sur votre billet d'entrée.

 

 

 

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